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ILE DE RE - BREVES

 

Sommaire

Article du 21 juin 2009

Chronique

Article du 5 mai 2009

Article du 12 avril 2009

Des îles à péage au BRESIL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article du 21/06/09
Chronique

 

Lors de la 98ème session de la Conférence Internationale du Travail qui s’est tenue à Genève, le 15 Juin dernier, le PRESIDENT de la REPUBLIQUE a achevé son discours en citant Francis Blanchard, en lui rendant hommage pour le travail a accompli pendant les 15 ans passées comme directeur général de l’Office International du Travail (O.I.T):

 

En se référant à ses Mémoires, il rappelle…

 

«  Le problème n’est pas celui des fins fixées dans tant de déclarations solennelles et d’agendas, mais celui de leur suivi et des moyens que seule une forte volonté politique permettrait de mettre en œuvre dans des domaines vitaux et dans l’urgence. Des discours accompagnés d’engagements précis s’imposent pour faire sauter plusieurs verrous qui ferment les voies du développement durable ».

Il pensait à l’aide publique au développement, à l’eau, à la lutte contre le sida, à l’éducation, à la culture, à l’énergie, au logement, à l’emploi…Dès 1976 l’OIT avait souligné la nécessité d’une stratégie couvrant en même temps tous ces besoins essentiels. Qu’avons-nous fait depuis ?

 

Je reprends ses propres mots pour rendre justice à l’OIT qui «  a eu grand tort d’avoir raison trop tôt »

N’attendons pas pour agir qu’il soit trop tard.

 

Quel monde laisserons-nous à nos enfants si nous n’étions même pas capables de nous mettre d’accord sur la limitation des gaz à effet de serre, sur les paradis fiscaux ou sur les principes aussi fondamentaux que la liberté syndicale, l’interdiction du travail forcé, l’abolition du travail des enfants ou l’élimination des discriminations en matière d’emploi, au moins comme objectifs que nous voulons tous nous efforcer d’atteindre,

Quelle responsabilité porterions-nous vis-à-vis des générations futures et vis-à-vis de notre propre conscience si nous y renoncions ?

 

Tous les principes énoncés dans ce texte ne devraient-ils pas aussi s’appliquer par nos élus pour préserver durablement l’environnement rétais ?  

 

de BD

Article du 05/05/09

 

Les récentes vacances scolaires de Pâques ont généré un trafic particulièrement intense sur le pont, comparable à celui du mois d’août…

   

Cette année, il y aura 35 ans, le Conseil général de la Charente maritime a pris la décision (26 avril 1974) de relier par un pont Ré au continent.

Cette décision, à l’époque, a ouvert le débat sur l’intérêt que présentait une telle liaison comparée au transport maritime… Elle fût suivie d’une prise de conscience générale de l’environnement insulaire et des choix économiques afin que le projet aboutisse tout en tenant compte, d’un territoire fragile et historique d’une surface de 85 km²,  composé principalement de zones agricoles ou boisées, de zones humides, les marais, et de zones urbanisées ou de celles qui deviendront urbanisables …,

Malgré toutes les études qui ont été proposées, il y a eu une longue période de réflexions car il y avait de nombreuses inconnues sans de solides réponses aux questions des opposants… D’ailleurs le dossier était  inaccessible aux opposants. Ce n’est seulement qu’en 1978, que le ministre de l’environnement et le Secrétariat général du gouvernement de l’époque ont décidé d’élargir les débats étant donné l’importance du projet et des enjeux sur : l’environnement et le  devenir de l’Île de Ré après la construction de ce pont. Ce débat a permis aux partisans et aux opposants de cet « ouvrage d’art » de pouvoir s’exprimer.

Il est à souligner que les travaux de construction ont tout de même commencé en 1986 malgré une action en justice des opposants pour être ouvert 20 mois après.

Le pont a été mis en service le 19 mai 1988 à 19 h

Aujourd’hui le débat est axé sur la volonté de maintenir un péage fin 2011, à cette échéance l’emprunt de sa construction sera remboursé. Le maintien d’un péage est une nécessité si on se réfère aux conséquences de la gratuité du pont d’Oléron dont les Oléronnais sont victimes. Le péage envisagé serait sous la forme d’une écotaxe dont le montant, les modalités d’application sont à définir par les législateurs. Il faudra que le prix de cette écotaxe soit suffisamment dissuasif pour éviter l’envahissement touristique aux périodes estivales et qu’une partie du produit de cette écotaxe serve aux frais d’entretien et permette le financement des travaux pour protéger l’ensemble de l’environnement rétais et ainsi éviter « la mort de l’île de Ré ou de la presqu’île » ! comme l’a écrit L.Gendre dans son livre, ou selon le titre du poème de TREBOR.

Télécharger La Mort de l'Ile de Ré

Article du  12/04/09

 

Sujet : Environnement                   

 

                                         Des îles à péage au BRESIL

 

Dès 1989, les autorités locales de Fernando de Noronha ont décidé de mettre en place des taxes de préservation de l’environnement sur l’ensemble de l’archipel composé de 21 îles, situé au large de RECIFE au nord du Brésil. Cette île est victime de son succès touristique.

Deux mesures innovantes ont été adoptées pour limiter l’entrée des touristes et préserver l’environnement.

1 / Un quota de 5000 visiteurs a été fixé.

2 / La Taxa de Preservaçao Ambiental, dite TPA, payable d’avance à l’aéroport pour séjourner à Fernando de Noronha.

Cette taxe est élevée, elle est d’environ 15€ pour une journée, 80€ pour une semaine et 1000€ pour un mois.. Malgré ces mesures les touristes continuent d’affluer.

 

Dans la baie de Paranagua au sud de Rio de Janeiro, l’île  Ilha do Mel a suivi cet exemple.

Les espaces naturels de cette île sont protégés à 95% par la loi. Les analyses de l’eau de six plages ont montré la nécessité d’interdire les baignades. Les eaux sont polluées  par les égouts sous dimensionnés qui rejettent  les eaux usées en mer…

Les autorités ont décidé de limiter aussi l’entrée des touristes à 5000. Passé ce nombre l’embarquement est impossible et le transport par des embarcations « non reconnues officiellement » est interdit.

Les autorités  d‘autres îles ( Ilha Grande, Ilha das Peças) s’interrogent pour mettre en place de telles  mesures car elles ont une incidence sur la survie économique de ces îles dont la principale ressource est le tourisme.

 

Pour sauvegarder l’île de Ré, éviter une catastrophe écologique, un jour  faudra t’il appliquer de telles mesures pour maîtriser le flux touristique en saison estivale qui augmente d’année en année…

 
 
 

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