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ILE DE RE - CULTURE / HISTOIRE

 

Sommaire

Article du 25 novembre 2009

Un Rhéta, Robert BERCHOTTEAU

Article du 3 octobre 2009

Le patois réthais

Article du 28 septembre 2009

NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE

Article du 3 septembre 2009

NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE

Article du 18 août 2009

NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE

Article du 3 août 2009

NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE

Article du 22 juin 2009

Le fabuleux destin de Nicolas Martiau de l’Île de Ré à Yorktown en Pennsylvanie (USA)

Article du 13 mai 2009

Les enjeux de l'inscription au Patrimoine mondial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Port de Saint-Martin

 

Le 25 novembre 2009

Un Rhéta, Robert BERCHOTTEAU

Il est le descendant d’une vieille famille réthaise installée à La Noue depuis plus de cinq générations. Il est né en janvier 1921 à la Noue. Le certificat d’études en poche, ses
parents agriculteurs l’ont éduqué aux travaux de la terre dans le but qu’il reprenne un jour l’exploitation agricole, ce qui était à cette époque la logique des paysans réthais.
Robert, père de six enfants, des récoltes successives insuffisantes, la nécessité d’agrandir la propriété, de moderniser le matériel agricole font qu’il a cherché à se reconvertir vers d’autres métiers pour subvenir aux besoins de sa famille….

 

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Le 3 octobre 2009

Le patois réthais

Je suis très heureux de publier les origines du patois réthais. Dans ma famille nous parlions tous le patois sans en connaître ses lointaines origines. Ce langage fait partie du patrimoine rétais, qui hélas disparait avec le temps. Grâce aux recherches faites par Jean Renaud nous en connaissons aujourd’hui l’origine. Je tiens à le féliciter pour le travail de recherche qu’il a accompli sur ce sujet et le remercie très sincèrement  pour m’avoir autorisé à publier cet article dans les colonnes de « Parole de Réthais »

Bonne lecture

 

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Le 28 septembre 2009

Les sites éclatés : cercle vertueux ou cercle vicieux ?

Chers lecteurs,
Dans le cadre des journées du patrimoine. Alain Spire président de l’association «Saint Martin Sauvegarde », devant un public de plus 300 personnes dont de nombreux sénateurs présents, a exposé un an après le classement des fortifications de VAUBAN au patrimoine mondial de l’U$ESCO, où en était le dossier géré par la ville de Saint-Martin. Je remercie vivement Alain Spire de m’avoir accordé le privilège de publier son intervention au Sénat dans les colonnes de « Parole de Rétais ».
Espérons, dans l’intérêt de la communauté rétaise, que la municipalité de Saint Martin mettra rapidement en place un plan de gestion avec la participation des associations concernées pour que le site historique des fortifications de Vauban soit en conformité avec le cahier des charges qu’impose le label UNESCO.

 

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Le 3 septembre 2009

NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE

Les sources de cet article:proviennent de:

SMS (Association Saint Martin Sauvegarde)

Monsieur Renversade

Célébrités militaires de Charles Mullié

Nous les remercions pour nous avoir permis de communiquer cette épisode de l’histoire rétaise.

 

La rue du Général LAPASSET

Elle est le prolongement de la rue du Baron de Chantal , elle se termine place de la République qui s’appelait autrefois l’ancienne rue Neuve.

En 1852, une majorité écrasante de français élise Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er empereur des français. A partir de 1867, il enverra ses opposants politiques au bagne de la Nouvelle Calédonie.

Ils partiront de Saint Martin, comme ceux qui sont envoyés en Guyane française.

Napoléon III pour venger son oncle et de la défaite de Waterloo, veut redonner du prestige à son armée.

Après ses victoires en Crimée, en Italie puis en Autriche, il s’attaque à la Prusse qui est une grande puissance militaire en Europe.

Le 17 juillet 1870 la France déclare la guerre sous le prétexte d’un désaccord relatif à la succession du trône d’Espagne.

L’armée française et battue et fait retraite. Un rétais, le général Lapasset s’illustre avec sa brigade aux batailles de Bitche, Forbach, Rezouville. Blessé par deux fois, il est nommé général de division... Qui est-il vraiment?

Son père est né à Limoux le 27 janvier 1784. Il fait une carrière militaire. Il est nommé adjoint au baron Louis Ordonneau (*) commandant supérieur de l’Île de Ré. Peu de temps après son arrivée, il épouse le 7 février 1815 Elisabeth Rousseau née en 1798 à Saint Martin, âgée de 17 ans. Le 29 juillet 1817 naît au 5 rue Neuve, Ferdinand Auguste Lapasset. Il veut comme son père devenir militaire et rentre à l’école militaire de La Flèche près du Mans où il réussit le concours de l’école Saint Cyr. Il sort sous lieutenant et part en 1840 pour l’Algérie où il restera jusqu’en 1868. Il y fait une très belle carrière ce qui lui vaut la Légion d’Honneur, et la nomination de Général de brigade à 51 ans.

Le 2 septembre 1870 Napoléon III est fait prisonnier par les prussiens. C’est la débâcle, Mac Mahon chef de l’armée d’Alsace est battu, Bazaine chef de l’armée de Lorraine, s’enferme dans Metz où Lapasset a été envoyé avec sa brigade.

Bazaine, le traitre, refuse de se battre au grand désespoir de Lapasset, et capitule le 27 octobre 1870 avec l’ordre de rendre « les forts, les armes , les munitions, les drapeaux et les hommes... » Bazaine s’exécute, Lapasset résiste.

Lorsque il est sommé par l’ennemi de remettre les drapeaux, Lapasset répond: « la brigade mixte ne rend ses drapeaux à personne... Elle les brulent!.. » C’est ce qu’il fît sur le champ. Après avoir séjourné en Allemagne, le général Lapasset est nommé à Toulouse où il décède le 6 septembre 1875.

Le 29 juillet 1892, Victor Bouthillier, maire de Saint Martin rend hommage à ce rétais qui a tenu tête aux prussiens, en apposant sur la façade de la maison natale une plaque commémorative en présence de nombreuses personnalités militaires et politiques. Le 123ème régiment d’infanterie lui rend les honneurs.

Dans son discours, il exalte les vertus militaires du Général Lapasset et dit:

« Toi Général, enfant de Saint Martin, tu n’as pas livré les drapeaux qui n’ont pas ainsi servi à grossir les trophées d’un insolent ennemi... » et il termine par ces mots

« Enfants du même pays, nous nous souviendrons... »

 

* Louis ORDONNEAU est né le 25 juillet 1770 à Saint Maurice d’une famille d’agriculteurs. Il était commis-marchand lorsqu’il s’engage le 14 juillet 1789 dans la garde nationale de Bordeaux. Il en fût congédié le 6 septembre 1791. Il part à Paris et devient grenadier dans le 1er bataillon de la Butte des Moulins. Après de nombreuses campagnes napoléoniennes où il se distingue, De 1808 à 1813 il est employé à l’armée de Catalogne. Il est, promu général de brigade le 28 juin 1813.

Après l’abdication de le 3apoléon 1er, il est fait chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint –Louisle 29 juillet 1814 et nommé le 31 août commandant supérieur de l’Île de Ré. Louis XVIII lui accorda des lettres de noblesse et le titre de baron en janvier 1815 et devint l’année suivante grand officier de la Légion d’Honneur. En 1835 il est élevé au grade de vétérans des officiers généraux. Il meurt le 28 septembre 1855.

Ce fils d’agriculteurs Rochelais qui a eu ce qu’il convoitait, gloire , honneurs et richesse, n’aurait-il pas triché ? Son énergie, son courage, sa vaillance aux combats de cet ancien gouverneur de l’Île de Ré nous inspirent malgré tout le respect.

 

Le 18 août 2009

NOMS de rues à Saint-Martin de Ré

Sources de cet article: SMS (Association Saint Martin Sauvegarde) et Monsieur Renversade

« L’isle du Roy : l’île de Ré sous Louis XIII » par Monique Jambut

 

En parcourant à pied les rues pavées et les venelles fleuries de roses trémières de Saint Martin on y découvre des noms de rues de personnages ayant de leur vivant, illustré l’histoire de la cité rétaise.

Après nous êtes intéressés à la rue de nos deux lascars DURAND et BERNICARD, nous avons voulu en savoir plus sur le nom la rue BARON de CHANTAL.

Le héros

Celse-Bénigne de Rabutin, baron de Chantal est né en 1596. Son oncle, archevêque de Bourges l’oriente vers une carrière ecclésiastique. Son caractère fougueux et batailleur le font changer d’orientation. En 1621 il obtient la charge de gentilhomme de la Chambre et se marie avec une riche héritière , Marie de Coulanges.

En juillet 1627, Buckingham met ses vaisseaux au mouillage sur la côte nord jusqu’à la pointe de Sablanceaux et débarque le 22 de ce mois. Le maréchal Toiras, gouverneur de l’Île envoie une partie de ses troupes combattre les Anglais. Après avoir eu trois chevaux tués sous lui, frappé de 27 coups de pique lebaron de Chantal succombe à ses blessures…

Dans une lettre datée du 27 juillet 1627, Philippe Fortin de la Hoguette écrit ceci « vous aurez sceu la malheureuse nouvelle de la descente des Anglais à l’ïsle de Rhé où sont morts un ou deux frères de Mr de Thoiras, messieurs M de Navaille, La Lande, frère bastard de M de Saint Luc, et de Chantal, personnes d’une extresme valeur. J’espère que les fortz de Saint Martin et de la Prée arrêteront les progrès de nos ennemis. »

Son corps, embaumé, sera inuhumé dans l’église de Saint Martin alor que sa veuve fera placer son coeur dans l’église des Minimes à Paris. Il laisse une mère éplorée, Jeanne de Chantal et une orpheline, née en 1626, qui deviendra plus tard la Marquise de Sévigné..

La Sainte Jeanne–Françoise Frémyot

Elle est née à Dijon le 23 janvier 1572. Elle est la fille du président du Parlement de Bourgogne.

Elle épouse à 20 ans Christophe de Rabutin, second baron de Chantal âgé de 27 ans.

Ils ont 6 enfants dont l’ainé Celse Bénigne — baron de Chantal. Lorsque son père est tué dans un accident de chasse le jeune baron a 5 ans, sa mère se met à la recherche d’un guide spirituel. En 1604 elle rencontre François de Sales évêque de Genève, qui accepte de la diriger.

Le 29 mars 1610, Jeanne de Chantal fait ses adieux à son père et à son fils aîné Celse-Bénigne qui espère la faire changer d’avis. Après sn départ de Dijon, elle est accueillie à Annecy le 4 avril 1610 par le saint Evêque. Le lendemain de son arrivée, devant notaire elle fait don de tout ses biens en faveur de ses enfants. Elle apprend le décès de son fils aîné Celse-Bénigne et déclare « Mon Seigneur et mon Dieu, souffrez que je parle pour donner un peu d’essor à ma douleur, et que dirais je, mon Dieu, sinon vous rendre grâce de l’honneur que vous avez fait de le prendre lorsqu’il combattait pour l’Eglise? »

 

La MARQUISE de SEVIGNE

Née le 5 février 1626 à Paris, au décès de sa mère Marie de Coulanges. en 1633 elle est orpheline.

Marie de Rabutin-Chantal a une jeunesse choyée et heureuse chez son grand père , Philippe de Coulanges, puis après sa mort en 1636, chez le fils aîné , Philippe de Coulanges.

L’oncle l’abbé Christophe de Coulanges sera son ami personnel et administrateur de ses biens. Grâce à son oncle elle recevra une solide éducation complétée par une parfaite connaissance de l’italien, du latin, et de bonnes notions d’espagnol.

Elle épouse en 1644, Henri, baron de Sévigné dit marquis de Sévigné (1623-1651)

Elle sera veuve à 25 ans son mari ayant été tué lors d’un duel contre Miossens, chevalier d’Albret pour les beaux yeux de Madame de Gondran, sa maîtresse.

Elle eut un fils Charles de Sévigné (1648—1713) baron de Sévigné et une fille Françoise de Sévigné (1646—1705) . Devenue Madame de Grignan par son mariage elle alla vivre en Provence.

Sa mère souffrit beaucoup de cet éloignement et échangea avec sa fille une abondante et célèbre correspondance.

Le 3 août 2009

NOMS de rues à Saint-Martin de Ré

 

Sources de cet article:

Association Saint Martin Sauvegarde et Monsieur Renversade

« L’isle du Roy : l’île de Ré sous Louis XIII » par Monique Jambut

« Autrefois l’île de Ré » par Monique Jambut

Avec tous mes remerciements BD

 

En parcourant à pied les rues pavées et les venelles fleuries de roses trémières de Saint Martin on y découvre des noms de rues de personnages ayant de leur vivant, illustré l’histoire de la cité rétaise.
Nous nous sommes intéressés en particulier à ces deux personnages DURAND et BERNICARD.


Durand et Bernicard, deux rudes lascars, serait-on tenté de dire. En tout cas deux héros Rétais qu’une plaque de rue honore et dont Francis Renversade nous rappelle le haut fait.


La rue Durand et Bernicard


Reliant les rues Suzanne Cothonneau et Leudaste, la ruelle des Bonnes Femmes, aujourd’hui rue Durand et Bernicard, laisse admirer aux visiteurs ses galets du Canada, témoins du passé maritime de la ville et de ces hommes qui ont fait la gloire et la fortune de l’île de Ré au XVIIe siècle.

Ainsi Durand et Bernicard, deux marins rétais, qui se sont sacrifiés pour l’île de Ré ne soit pas sous la tutelle royale ni sous celle d’une église catholique qui, à l’époque, voulait imposer sa main de fer sur ceux qui ne partageaient pas ses idées.
Partons de 1620, année où La Rochelle, ville protestante, se rebelle contre le Roi de France et se tourne vers l’Angleterre qu’elle appelle à son secours. En 1621, l’Assemblée Protestante de la ville prend le duc Henri de Rohan pour chef et son frère Rohan Soubise (ou plus simplement Soubise) détient alors le contrôle de l’île de Ré qui devient une base importante des troupes « hérétiques ».

Commence alors une longue période de combats, sur terre comme sur mer, entre les forces en présence. Survient enfin une accalmie en 1622 avec la paix de Montpellier accordée par le roi Louis XIII. Elle est de courte durée car les hostilités reprennent en 1625 après que Soubise eut enlevé une escadre royale. Dans la foulée, il fait encore élever des fortifications dans l’île qui devient ainsi sa base opérationnelle.

Louis XIII et Richelieu ne peuvent le tolérer et doivent laver cet affront. La guerre recommence afin de reprendre l’île de Ré. La flotte royale, commandée par le duc de Montmorency, amiral et maréchal de France, accule la flotte protestante commandée par Guiton, dans la fosse de Loix.

Une partie de cette flotte réussit à s’échapper sauf cinq vaisseaux qui défendent chèrement leur position. L’un d’eux, « La Vierge », le navire de Soubise, refuse de se rendre. Les assaillants, marins de la flotte royale, montent à bord, tuent une partie des protestants et arrivent jusqu’à la Sainte Barbe qui, comme chacun sait, est l’endroit du navire où sont stockées les charges de poudre.

Les deux marins rétais originaires de Loix qui gardent ce local sont les maîtres Durand et Bernicard. La mèche à la main, ils essaient de sauver leur vie et celles de leurs compatriotes ainsi que leur navire. Ils s’adressent à l’ennemi « Bon quartier… ou le feu jouera » (en clair : vous nous laissez la vie sauve ou on fait sauter le navire).
Mais les assaillants refusent, pensant que les Rétais ne tiendront pas parole. C’est mal connaître les gens de Loix. Plutôt mourir que de tomber sous la coupe des troupes du Roi. Ils mettent le feu aux quelques 230 barils de poudre entassés dans la Sainte Barbe et meurent dans l’instant, entraînant dans l’enfer des dizaines et des dizaines de marins ennemis. Leur acte de bravoure, perturbant l’action de la flotte royale, semant la panique parmi les vaisseaux ennemis, permet au chef de l’escadre protestant, Guiton, de se sauver. Mais la flotte des « hérétiques » et les troupes de Soubise sont entièrement anéanties.

Le 18 septembre 1625, La capitulation est signée. Louis XIII pardonne aux protestants et la paix est rétablie, mais pour peu de temps : en 1627 commence le siège de Saint-Martin-de-Ré !
Art H. 020809

Le 22 juin 2009

Le fabuleux destin de Nicolas Martiau de l’Île de Ré à Yorktown en Pennsylvanie (USA)
 

Nicolas Martiau est né dans un village rétais en 1591 qui pourrait être, SaintMartin, La Flotte ou Ars. Toutes les recherches entreprises pour connaître son lieu de naissance n’ont hélas pas abouties car les registres tenus par les protestants à cette époque, étaient cachés et vraisemblablement ont été détruits. Les archives tenues par le pasteur Stein Schneider de Yorktown prouvent avec certitude la naissance de Nicolas Martiau à Ré.

Entre 1591 – 1615 il n’y a aucun document permettant de donner des informations sur cette période de vie de Nicolas Martiau à l‘Île de Ré.
A cette époque la population rétaise comptait environ 6000 habitants dont les 2/3 étaient analphabètes.
Une minorité, partie de la population huguenote était plus instruite, elle savait l’anglais et lire les évangiles et la bible. La culture de la vigne, la pêche et la construction de bateaux sont les principales activités de l’Île.

La fin du 16ème siècle ,violent et intolérant s’apaise avec l’accession au trône du bon roi Henri IV qui proclama en avril 1598 l’Edit de Nantes, ou Edit de tolérance..

Les étapes d’une vie bien remplie

Elevé dans une famille rétaise, calviniste il décide, à 24 ans, d’émigrer à Londres, ville refuge pour une partie de la communauté protestante française. Il est soutenu par la riche et brillante famille du comte de HUTTINGTON à son arrivée, le 11 mars 1615. Henri HASTINGS, 3ème Comte de Huttington, mort en 1595, avait demandé au roi en 1569 la permission de quitter ses domaines de Ashby de la Zouchdans le Leicester avec 10000 hommes pour aller soutenir l’armée huguenote. Ceci explique l’accueil dont à bénéficier Nicolas Martiau lors de son arrivée en Angleterre.
Henri le 5ème Comte de Huttington était propriétaire de terres dan les colonies anglaises en Amérique. Il proposa à Nicolas Martiau la charge de fondé de pouvoir afin de mettre en valeur ces nouveaux territoires.
Cette charge est confirmée par une procuration conservée à la « Henri E .Hunttington Library » à San Marino (Californie) datée du 5 avril 1620 et signée par Edwin SANDYS (fils de l’éveque d’York). Le 11 mai 1620, Nicolas Martiau s’embarque sur le Francis Bonnaventure, vaisseau de 240 tonnes qui arrivera à Jamestown au mois d’août. Le célèbre Mayflower traversera 6 mois plus tard…
Nicolas Martiau fût un des premiers huguenots des 2000 qui traversèrent l’Atlantique sur les 40000 qui quittèrent la France pour échapper aux persécutions religieuses.

L’arrivée de Nicolas Martiau à Jamestown en août 1620, est sanctionnée par une épidémie de peste qui tua plus de 1000 Colons sur les 3000 de la colonie. Il échappe à cette épidémie et s’installe à Elisabeth city, à l’extrémité de la presqu’île d’York dont le gouverneur est John Smith a été sauvé d’une mort certaine par Rebecca (fille du roi indien Powhattan).
Le nom de Nicolas Martiau, anglicisé « Martue » se trouve être Mentionné sur le registre de recensement d’Elisabeth City où il Est mentionné « captain »
Le monopole du tabac est accordé le 24 juin 1621, la même année le chef indien Opechankanough entre en guerre. 340 virginiens sont tués.

L’ami de Nicolas Martiau, Le lieutenant Berkeley, est tué à Fallingcreek en 1622. Nicolas Martiau est nommé capitaine de la milice coloniale, est chargé de construire des palissades sur les 10 kms qui relient Jamestown et Chiskiak (Yorktown).

Le 20 juin 1623 Nicolas Martiau épouse Jane Berkeley, veuve de son ami. Ils eurent 4 enfants dont Elisabeth, l’aînée , arrière grand-mère de Georges Washington.

En 1623 Nicolas Martiau est élu à la maison des Bourgeois de l’île de Kicquotan.

En 1624 le « Census », recensement de Virginie mentionne la présence du capitaine Nicolas Martiau, agé de “ ans justifiant ainsi sa naissance en 1591.

Le 26 juin 1624, JACQUES 1er, roi d’Angleterre, déclare la VIRGINIE colonie anglaise avec Yardley, gouverneur.

En 1624 Nicolas Martiau devient membre de la maison des Bourgeois d’Elisabeth- City-Borough.

Le 27 mars 1624 Le roi Charles 1er succède à Jacques 1er d’Angleterre.

Le 16 décembre 1625, Nicolas Martiau envoie une lettre au 5ème Comte de Huttington pour l’informer de la situation de la colonie anglaise.

En mai 1626 il y a une altercation entre le capitaine anglais Mayhew et Nicolas Martiau au sujet du roi d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande et de France. Il déclare la main sur le cœur « Although I am here, this spark is in France, and will not hear the King of France wronged » ( bien qu’étant ici, je ne puis entendre des injures à l’encontre du Roi de France…)

Le 15 octobre 1627 N.Martiau doit renouveler son serment de fidélité au roi d’Angleterre Charles 1er devant la cour de justice. Cette année est historique pour l’Île de Ré car elle correspond au débarquement du duc de Buckingham à Sablanceaux et la résistance hérïque du maréchal de TOIRAS dans la citadelle de saint Martin.

En 1630 de nombreux Huguenots arrivent en Virginie sur les recommandations de N.Matiau pour y cultiver la vigne et le sel et faire l’élevage de vers à soie.

En octobre 1631 il installe avec sa famille à Yorktown à l’endroit même où 150 ans plus tard, le général Cornwallis a présenté sa rédition aux forces alliés Franco Américaine commandées par le George Washington et le général Lafayette.
 

Le 21 février 1632 le gouverneur lui alloue 1300 âcres (1 âcre = 0,4 hectare) à Yorktown. Il est élu à la maison des bourgeois de KISKYACKE à Yorktown et de l’Île de Kent.

En 1633 Martiau est nommé commissaire et juge de paix. Il siège pour la première fois le 12 juillet. Il exerce cette responsabilité dans sa maison de Yorktown jusqu’au 25 septembre 1655.

Le 28 avril 1635 Nicolas Martiau s’oppose au Gouverneur Sir John Harvey au sujet de l’Île de Kent. De sa maison il rédige une lettre de doléance au Roi. Le gouverneur fait arrêté Martiau qui est emprisonné à Jamestown. ; deux de ses conjurés Francis Poll et English sont pendus. Une cinquantaine de miliciens viennent le libérer et font repartir le Gouverneur sur Londres. Harvey reviendra quelques mois plus tard accompagné du colonel Read qui deviendra secrétaire de la colonie et sera plus tard le gendre de Martiau, et sera le Gouverneur en 1639.

Entre 1636 et 1637, le nom de Nicolas Martiau n’apparait sur aucun registre ce qui laisse supposer son retour en Angleterre.

Le 10 avril 1644, le chef indien «révolté OPECHANCONOUGH est tué par Berkeley et Kemp lors d’un massacre au Sud de la rivière James où 300 colons virginiens sont tués.

En 1649 le roi Charles 1er d’Angleterre est décapité à Whitehall.

Dans le Maryland, le Gouverneur catholique Lord Baltimore l’égalité religieuse est décrétée et Martiau devient membre de la maison des Bourgeois de James city.

Le 1er mars 1654 Nicolas Martiau rédige son testament. : il affranchit ses 2 esclaves noirs Phil et Nicolas et donne à chacun une vache, 3 barils de grain et un terrain sur lequel ils pourront construire une maison.

En 1656, Nicolas Matiau est nommé Bourgeois de Charles City Country, situé pau nord ouest de Willianburg.
 

En 1657 Nicolas Martiau décède à Yorktown à l’âge de 66 ans là où en 1781 son descendant direct de George Washington, obtiendra la capitulation du général anglais Cornwallis.
Il repose au cimetière « Grace Episcopal Church »


 

Nicolas Martiau est un personnage exceptionnel qui fait partie du patrimoine historique et culturel rétais.
Malgré toutes les recherches qui ont été entreprises pour localiser son village natal n’ont pas abouties. Les registres des fonds baptismaux ont été malheureusement détruits. Il y a suffisamment de documents, dont des actes notariaux retrouvés à Yorktown, pour dire avec certitude que Nicolas Martiau est bien natif de Ré.
Aujourd’hui, il est du devoir de la communauté des communes d’entretenir sa mémoire auprès de la population et auprès des jeunes car sa vie fût exemplaire. Son parcours nous montre toutes les qualités humaines de cet aventurier hors du commun.
Il serait opportun d’envisager un jumelage pour créer des liens d’amitiés entre la jeunesse de Ré et celle de Yorktown à travers cette fabuleuse histoire.
Pour entretenir sa mémoire, sa vraie place devrait être dans les jardins du musée de Saint Martin aux côtés de la statue de son descendant George Washington…

Photos
1 /Inauguration de la statue de George Washington dans les jardins de Saint Martin le 11 octobre 2007
2/ Discours de Madame la Présidente de la French Heritage Association
3 /Statue de George Washington offerte par l’Association américaine «French Heritage»

Remerciements à :
Messieurs
Patrick Casin Président de l’association Nicolas Martiau
Philippe de Wailly Initiateur du projet et a participé aux recherches
P.Bougrain Dubourg a contribué aux recherches et au projet
Robert Béné Ecrivain
Alain Villier Photographe
Mesdames,
Georgine Lafontaie Maire de Saint Martin
De la Tour d’Auvergne Présidente de la « French Héritage association » .

Aux généreux donateurs qui ont participé à la cérémonie
 

Buste de Nicolas MARTIAU,
au pied de la statue

Le 13 mai 2009

Les enjeux de l'inscription au Patrimoine mondial

 

Contrairement à ce qui s'est parfois dit et écrit, ce ne sont pas les fortifications de Saint-Martin-de-Ré ou sa citadelle qui ont été inscrits à l'UNESCO le 7 juillet 2008 sur la liste du Patrimoine mondial.

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