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ILE DE RE - CULTURE / HISTOIRE
Sommaire
Article du 25
novembre 2009
Un Rhéta,
Robert BERCHOTTEAU
Article du 3
octobre 2009
Le patois
réthais
Article du 28
septembre 2009
NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE
Article du 3
septembre 2009
NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE
Article du 18
août 2009
NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE
Article du 3
août 2009
NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE
Article du 22
juin 2009
Le fabuleux
destin de Nicolas Martiau de l’Île de Ré à Yorktown en
Pennsylvanie (USA)
Article du 13
mai 2009
Les enjeux
de l'inscription au Patrimoine mondial




Port de
Saint-Martin
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Le 25 novembre 2009
Un Rhéta,
Robert BERCHOTTEAU
Il est le
descendant d’une vieille famille réthaise installée à La
Noue depuis plus de cinq générations. Il est né en janvier
1921 à la Noue. Le certificat d’études en poche, ses
parents agriculteurs l’ont éduqué aux travaux de la terre
dans le but qu’il reprenne un jour
l’exploitation agricole, ce qui était à cette époque la
logique des paysans réthais.
Robert, père de six enfants, des récoltes successives
insuffisantes, la nécessité d’agrandir
la propriété, de moderniser le matériel agricole font qu’il
a cherché à se reconvertir vers
d’autres métiers pour subvenir aux besoins de sa famille….
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Le 3 octobre 2009
Le patois
réthais
Je suis très
heureux de publier les origines du patois réthais. Dans ma
famille nous parlions tous le patois sans en connaître ses
lointaines origines. Ce langage fait partie du patrimoine
rétais, qui hélas disparait avec le temps. Grâce aux
recherches faites par Jean Renaud nous en connaissons
aujourd’hui l’origine. Je tiens à le féliciter pour le
travail de recherche qu’il a accompli sur ce sujet et le
remercie très sincèrement pour m’avoir autorisé à publier
cet article dans les colonnes de « Parole de Réthais »
Bonne lecture
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Le 28 septembre 2009
Les sites
éclatés : cercle vertueux ou cercle vicieux ?
Chers
lecteurs,
Dans le cadre des journées du patrimoine. Alain Spire
président de l’association «Saint Martin Sauvegarde »,
devant un public de plus 300 personnes dont de nombreux
sénateurs présents, a exposé un an après le classement des
fortifications de VAUBAN au patrimoine mondial de l’U$ESCO,
où en était le dossier géré par la ville de Saint-Martin. Je
remercie vivement Alain Spire de m’avoir accordé le
privilège de publier son intervention au Sénat dans les
colonnes de « Parole de Rétais ».
Espérons, dans l’intérêt de la communauté rétaise, que la
municipalité de Saint Martin mettra rapidement en place un
plan de gestion avec la participation des associations
concernées pour que le site historique des fortifications de
Vauban soit en conformité avec le cahier des charges
qu’impose le label UNESCO.
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Le 3 septembre 2009
NOMS de RUES à SAINT MARTIN de RE
Les sources de cet article:proviennent de:
SMS
(Association Saint Martin Sauvegarde)
Monsieur
Renversade
Célébrités militaires de Charles Mullié
Nous les remercions pour nous avoir permis de communiquer
cette épisode de l’histoire rétaise.
La rue du Général LAPASSET
Elle est le prolongement de la rue du Baron de Chantal ,
elle se termine place de la République qui s’appelait
autrefois l’ancienne rue Neuve.
En 1852, une majorité écrasante de français élise Louis
Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er empereur des
français. A partir de 1867, il enverra ses opposants
politiques au bagne de la Nouvelle Calédonie.
Ils partiront de Saint Martin, comme ceux qui sont envoyés
en Guyane française.
Napoléon III pour venger son oncle et de la défaite de
Waterloo, veut redonner du prestige à son armée.
Après ses victoires en Crimée, en Italie puis en Autriche,
il s’attaque à la Prusse qui est une grande puissance
militaire en Europe.
Le 17 juillet 1870 la France déclare la guerre sous le
prétexte d’un désaccord relatif à la succession du trône
d’Espagne.
L’armée française et battue et fait retraite. Un rétais, le
général Lapasset s’illustre avec sa brigade aux batailles de
Bitche, Forbach, Rezouville. Blessé par deux fois, il est
nommé général de division... Qui est-il vraiment?
Son père est né à Limoux le 27 janvier 1784. Il fait une
carrière militaire. Il est nommé adjoint au baron
Louis Ordonneau
(*) commandant supérieur de l’Île de
Ré. Peu de temps après son arrivée, il épouse le 7 février
1815 Elisabeth Rousseau née en 1798 à Saint Martin, âgée de
17 ans. Le 29 juillet 1817 naît au 5 rue Neuve, Ferdinand
Auguste Lapasset. Il veut comme son père devenir militaire
et rentre à l’école militaire de La Flèche près du Mans où
il réussit le concours de l’école Saint Cyr. Il sort sous
lieutenant et part en 1840 pour l’Algérie où il restera
jusqu’en 1868. Il y fait une très belle carrière ce qui lui
vaut la Légion d’Honneur, et la nomination de Général de
brigade à 51 ans.
Le 2 septembre 1870 Napoléon III est fait prisonnier par les
prussiens. C’est la débâcle, Mac Mahon chef de l’armée
d’Alsace est battu, Bazaine chef de l’armée de Lorraine,
s’enferme dans Metz où Lapasset a été envoyé avec sa
brigade.
Bazaine, le traitre, refuse de se battre au grand désespoir
de Lapasset, et capitule le 27 octobre 1870 avec l’ordre de
rendre « les forts, les armes , les munitions, les drapeaux
et les hommes... » Bazaine s’exécute, Lapasset résiste.
Lorsque il est sommé par l’ennemi de remettre les drapeaux,
Lapasset répond: « la brigade mixte ne rend ses drapeaux à
personne... Elle les brulent!.. » C’est ce qu’il fît sur le
champ. Après avoir séjourné en Allemagne, le général
Lapasset est nommé à Toulouse où il décède le 6 septembre
1875.
Le 29 juillet 1892, Victor Bouthillier, maire de Saint
Martin rend hommage à ce rétais qui a tenu tête aux
prussiens, en apposant sur la façade de la maison natale une
plaque commémorative en présence de nombreuses personnalités
militaires et politiques. Le 123ème régiment d’infanterie
lui rend les honneurs.
Dans son discours, il exalte les vertus militaires du
Général Lapasset et dit:
«
Toi Général, enfant de Saint Martin, tu n’as pas livré les
drapeaux qui n’ont pas ainsi servi à grossir les trophées
d’un insolent ennemi... »
et il termine par ces mots
«
Enfants du même pays, nous nous souviendrons... »
*
Louis ORDONNEAU
est né
le 25 juillet 1770 à Saint Maurice d’une famille
d’agriculteurs. Il était commis-marchand lorsqu’il s’engage
le 14 juillet 1789 dans la garde nationale de Bordeaux. Il
en fût congédié le 6 septembre 1791. Il part à Paris et
devient grenadier dans le 1er bataillon de la Butte des
Moulins. Après de nombreuses campagnes napoléoniennes où il
se distingue, De 1808 à 1813 il est employé à l’armée de
Catalogne. Il est, promu général de brigade le 28 juin 1813.
Après l’abdication de le 3apoléon 1er, il est fait chevalier
de l’ordre royal et militaire de Saint –Louisle 29 juillet
1814 et nommé le 31 août commandant supérieur de l’Île de
Ré. Louis XVIII lui accorda des lettres de noblesse et le
titre de baron en janvier 1815 et devint l’année suivante
grand officier de la Légion d’Honneur. En 1835 il est élevé
au grade de vétérans des officiers généraux. Il meurt le 28
septembre 1855.
Ce fils d’agriculteurs Rochelais qui a eu ce qu’il
convoitait, gloire , honneurs et richesse, n’aurait-il pas
triché ? Son énergie, son courage, sa vaillance aux combats
de cet ancien gouverneur de l’Île de Ré nous inspirent
malgré tout le respect.

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Le 18 août 2009
NOMS de rues à Saint-Martin de Ré
Sources de cet article: SMS (Association
Saint Martin Sauvegarde) et Monsieur Renversade
«
L’isle du Roy : l’île de Ré sous Louis XIII » par Monique
Jambut
En parcourant à pied les rues pavées et les venelles
fleuries de roses trémières de Saint Martin on y découvre
des noms de rues de personnages ayant de leur vivant,
illustré l’histoire de la cité rétaise.
Après nous êtes intéressés à la rue de nos deux lascars
DURAND et BERNICARD, nous avons voulu en savoir
plus sur le nom la rue BARON
de CHANTAL.
Le héros
Celse-Bénigne de Rabutin, baron de Chantal est né en 1596.
Son oncle, archevêque de Bourges l’oriente vers une carrière
ecclésiastique. Son caractère fougueux et batailleur le font
changer d’orientation. En 1621 il obtient la charge de
gentilhomme de la Chambre et se marie avec une riche
héritière , Marie de Coulanges.
En juillet 1627, Buckingham met ses vaisseaux au mouillage
sur la côte nord jusqu’à la pointe de Sablanceaux et
débarque le 22 de ce mois. Le maréchal Toiras, gouverneur de
l’Île envoie une partie de ses troupes combattre les
Anglais. Après avoir eu trois chevaux tués sous lui, frappé
de 27 coups de pique lebaron de Chantal succombe à ses
blessures…
Dans une lettre datée du 27 juillet 1627, Philippe Fortin de
la Hoguette écrit ceci «
vous aurez sceu la malheureuse nouvelle de la descente des
Anglais à l’ïsle de Rhé où sont morts un ou deux frères de
Mr de Thoiras, messieurs M de Navaille, La Lande, frère
bastard de M de Saint Luc, et de Chantal, personnes d’une
extresme valeur. J’espère que les fortz de Saint Martin et
de la Prée arrêteront les progrès de nos ennemis. »
Son corps, embaumé, sera inuhumé dans l’église de Saint
Martin alor que sa veuve fera placer son coeur dans l’église
des Minimes à Paris. Il laisse une mère éplorée, Jeanne de
Chantal et une orpheline, née en 1626, qui deviendra plus
tard la Marquise de Sévigné..
La Sainte Jeanne–Françoise Frémyot
Elle est née à Dijon le 23 janvier 1572. Elle est la fille
du président du Parlement de Bourgogne.
Elle épouse à 20 ans Christophe de Rabutin, second baron de
Chantal âgé de 27 ans.
Ils ont 6 enfants dont l’ainé Celse Bénigne — baron de
Chantal. Lorsque son père est tué dans un accident de chasse
le jeune baron a 5 ans, sa mère se met à la recherche d’un
guide spirituel. En 1604 elle rencontre François de Sales
évêque de Genève, qui accepte de la diriger.
Le 29 mars 1610, Jeanne de Chantal fait ses adieux à son
père et à son fils aîné Celse-Bénigne qui espère la faire
changer d’avis. Après sn départ de Dijon, elle est
accueillie à Annecy le 4 avril 1610 par le saint Evêque. Le
lendemain de son arrivée, devant notaire elle fait don de
tout ses biens en faveur de ses enfants. Elle apprend le
décès de son fils aîné Celse-Bénigne et déclare
« Mon Seigneur et mon Dieu, souffrez
que je parle pour donner un peu d’essor à ma douleur, et que
dirais je, mon Dieu, sinon vous rendre grâce de l’honneur
que vous avez fait de le prendre lorsqu’il combattait pour
l’Eglise? »
La MARQUISE de SEVIGNE
Née le 5 février 1626 à Paris, au décès de sa mère Marie de
Coulanges. en 1633 elle est orpheline.
Marie de Rabutin-Chantal a une jeunesse choyée et heureuse
chez son grand père , Philippe de Coulanges, puis après sa
mort en 1636, chez le fils aîné , Philippe de Coulanges.
L’oncle l’abbé Christophe de Coulanges sera son ami
personnel et administrateur de ses biens. Grâce à son oncle
elle recevra une solide éducation complétée par une parfaite
connaissance de l’italien, du latin, et de bonnes notions
d’espagnol.
Elle épouse en 1644, Henri, baron de Sévigné dit marquis de
Sévigné (1623-1651)
Elle sera veuve à 25 ans son mari ayant été tué lors d’un
duel contre Miossens, chevalier d’Albret pour les beaux yeux
de Madame de Gondran, sa maîtresse.
Elle eut un fils Charles de Sévigné (1648—1713) baron de
Sévigné et une fille Françoise de Sévigné (1646—1705) .
Devenue Madame de Grignan par son mariage elle alla vivre en
Provence.
Sa mère souffrit beaucoup de cet éloignement et échangea
avec sa fille une abondante et célèbre correspondance.
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Le 3 août 2009
NOMS de rues à Saint-Martin de Ré
Sources de cet article:
Association Saint Martin Sauvegarde
et Monsieur Renversade
« L’isle du Roy : l’île de Ré sous Louis XIII » par
Monique Jambut
« Autrefois l’île de Ré » par
Monique Jambut
Avec tous mes
remerciements BD
En parcourant à pied les rues pavées et les venelles
fleuries de roses trémières de Saint Martin on y découvre
des noms de rues de personnages ayant de leur vivant,
illustré l’histoire de la cité rétaise.
Nous nous sommes intéressés en particulier à ces deux
personnages DURAND et BERNICARD.
Durand et Bernicard, deux rudes lascars, serait-on tenté
de dire. En tout cas deux héros Rétais qu’une plaque de rue
honore et dont Francis Renversade nous rappelle le haut
fait.
La rue Durand et Bernicard
Reliant les rues Suzanne Cothonneau et Leudaste, la ruelle
des Bonnes Femmes, aujourd’hui rue Durand et Bernicard,
laisse admirer aux visiteurs ses galets du Canada, témoins
du passé maritime de la ville et de ces hommes qui ont fait
la gloire et la fortune de l’île de Ré au XVIIe siècle.
Ainsi Durand et Bernicard, deux marins rétais, qui se sont
sacrifiés pour l’île de Ré ne soit pas sous la tutelle
royale ni sous celle d’une église catholique qui, à
l’époque, voulait imposer sa main de fer sur ceux qui ne
partageaient pas ses idées.
Partons de 1620, année où La Rochelle, ville protestante, se
rebelle contre le Roi de France et se tourne vers
l’Angleterre qu’elle appelle à son secours. En 1621,
l’Assemblée Protestante de la ville prend le duc Henri de
Rohan pour chef et son frère Rohan Soubise (ou plus
simplement Soubise) détient alors le contrôle de l’île de Ré
qui devient une base importante des troupes « hérétiques ».
Commence alors une longue période de combats, sur terre
comme sur mer, entre les forces en présence. Survient enfin
une accalmie en 1622 avec la paix de Montpellier accordée
par le roi Louis XIII. Elle est de courte durée car les
hostilités reprennent en 1625 après que Soubise eut enlevé
une escadre royale. Dans la foulée, il fait encore élever
des fortifications dans l’île qui devient ainsi sa base
opérationnelle.
Louis XIII et Richelieu ne peuvent le tolérer et doivent
laver cet affront. La guerre recommence afin de reprendre
l’île de Ré. La flotte royale, commandée par le duc de
Montmorency, amiral et maréchal de France, accule la flotte
protestante commandée par Guiton, dans la fosse de Loix.
Une partie de cette flotte réussit à s’échapper sauf cinq
vaisseaux qui défendent chèrement leur position. L’un d’eux,
« La Vierge », le navire de Soubise, refuse de se rendre.
Les assaillants, marins de la flotte royale, montent à bord,
tuent une partie des protestants et arrivent jusqu’à la
Sainte Barbe qui, comme chacun sait, est l’endroit du navire
où sont stockées les charges de poudre.
Les deux marins rétais originaires de Loix qui gardent ce
local sont les maîtres Durand et Bernicard. La mèche à la
main, ils essaient de sauver leur vie et celles de leurs
compatriotes ainsi que leur navire. Ils s’adressent à
l’ennemi « Bon quartier… ou le feu jouera » (en clair : vous
nous laissez la vie sauve ou on fait sauter le navire).
Mais les assaillants refusent, pensant que les Rétais ne
tiendront pas parole. C’est mal connaître les gens de Loix.
Plutôt mourir que de tomber sous la coupe des troupes du
Roi. Ils mettent le feu aux quelques 230 barils de poudre
entassés dans la Sainte Barbe et meurent dans l’instant,
entraînant dans l’enfer des dizaines et des dizaines de
marins ennemis. Leur acte de bravoure, perturbant l’action
de la flotte royale, semant la panique parmi les vaisseaux
ennemis, permet au chef de l’escadre protestant, Guiton, de
se sauver. Mais la flotte des « hérétiques » et les troupes
de Soubise sont entièrement anéanties.
Le 18 septembre 1625, La capitulation est signée. Louis XIII
pardonne aux protestants et la paix est rétablie, mais pour
peu de temps : en 1627 commence le siège de
Saint-Martin-de-Ré !
Art H. 020809
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Le 22 juin
2009
Le fabuleux
destin de Nicolas Martiau de l’Île de Ré à Yorktown en
Pennsylvanie (USA)
Nicolas
Martiau est né dans un village rétais en 1591 qui
pourrait être, SaintMartin, La Flotte ou Ars. Toutes les
recherches entreprises pour connaître son lieu de naissance
n’ont hélas pas abouties car les registres tenus par les
protestants à cette époque, étaient cachés et
vraisemblablement ont été détruits. Les archives tenues par
le pasteur Stein Schneider de Yorktown prouvent avec
certitude la naissance de Nicolas Martiau à Ré.
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Entre
1591 – 1615 il n’y a aucun document permettant de
donner des informations sur cette période de vie de
Nicolas Martiau à l‘Île de Ré.
A cette époque la population rétaise comptait environ
6000 habitants dont les 2/3 étaient analphabètes.
Une minorité, partie de la population huguenote était
plus instruite, elle savait l’anglais et lire les
évangiles et la bible. La culture de la vigne, la pêche
et la construction de bateaux sont les principales
activités de l’Île. |
La fin du
16ème siècle ,violent et intolérant s’apaise avec
l’accession au trône du bon roi Henri IV qui proclama en
avril 1598 l’Edit de Nantes, ou Edit de tolérance..
Les étapes d’une vie bien remplie
Elevé dans une famille rétaise, calviniste il décide, à 24
ans, d’émigrer à Londres, ville refuge pour une partie de la
communauté protestante française. Il est soutenu par la
riche et brillante famille du comte de HUTTINGTON à son
arrivée, le 11 mars 1615. Henri HASTINGS, 3ème Comte
de Huttington, mort en 1595, avait demandé au roi en 1569
la permission de quitter ses domaines de Ashby de la
Zouchdans le Leicester avec 10000 hommes pour aller soutenir
l’armée huguenote. Ceci explique l’accueil dont à bénéficier
Nicolas Martiau lors de son arrivée en Angleterre.
Henri le 5ème Comte de Huttington était propriétaire de
terres dan les colonies anglaises en Amérique. Il proposa à
Nicolas Martiau la charge de fondé de pouvoir afin de mettre
en valeur ces nouveaux territoires.
Cette charge est confirmée par une procuration conservée à
la « Henri E .Hunttington Library » à San Marino
(Californie) datée du 5 avril 1620 et signée par Edwin
SANDYS (fils de l’éveque d’York). Le 11 mai 1620, Nicolas
Martiau s’embarque sur le Francis Bonnaventure, vaisseau de
240 tonnes qui arrivera à Jamestown au mois d’août. Le
célèbre Mayflower traversera 6 mois plus tard…
Nicolas Martiau fût un des premiers huguenots des 2000 qui
traversèrent l’Atlantique sur les 40000 qui quittèrent la
France pour échapper aux persécutions religieuses.
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L’arrivée
de Nicolas Martiau à Jamestown en août 1620, est
sanctionnée par une épidémie de peste qui tua plus de
1000 Colons sur les 3000 de la colonie. Il échappe à
cette épidémie et s’installe à Elisabeth city, à
l’extrémité de la presqu’île d’York dont le gouverneur
est John Smith a été sauvé d’une mort certaine par
Rebecca (fille du roi indien Powhattan).
Le nom de Nicolas Martiau, anglicisé « Martue » se
trouve être Mentionné sur le registre de recensement
d’Elisabeth City où il Est mentionné « captain »
Le monopole du tabac est accordé le 24 juin 1621,
la même année le chef indien Opechankanough entre en
guerre. 340 virginiens sont tués. |
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L’ami de
Nicolas Martiau, Le lieutenant Berkeley, est tué à
Fallingcreek en 1622. Nicolas Martiau est nommé capitaine de
la milice coloniale, est chargé de construire des palissades
sur les 10 kms qui relient Jamestown et Chiskiak (Yorktown).
Le 20 juin 1623 Nicolas Martiau épouse Jane Berkeley,
veuve de son ami. Ils eurent 4 enfants dont Elisabeth,
l’aînée , arrière grand-mère de Georges Washington.
En 1623 Nicolas Martiau est élu à la maison des
Bourgeois de l’île de Kicquotan.
En 1624 le « Census », recensement de Virginie
mentionne la présence du capitaine Nicolas Martiau, agé de “
ans justifiant ainsi sa naissance en 1591.
Le 26 juin 1624, JACQUES 1er, roi d’Angleterre,
déclare la VIRGINIE colonie anglaise avec Yardley,
gouverneur.
En 1624 Nicolas Martiau devient membre de la
maison des Bourgeois d’Elisabeth- City-Borough.
Le 27 mars 1624 Le roi Charles 1er succède à Jacques
1er d’Angleterre.
Le 16 décembre 1625, Nicolas Martiau envoie une
lettre au 5ème Comte de Huttington pour l’informer de la
situation de la colonie anglaise.
En mai 1626 il y a une altercation entre le capitaine
anglais Mayhew et Nicolas Martiau au sujet du roi
d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande et de France. Il déclare
la main sur le cœur « Although I am here, this spark is
in France, and will not hear the King of France wronged » (
bien qu’étant ici, je ne puis entendre des injures à
l’encontre du Roi de France…)
Le 15 octobre 1627 N.Martiau doit renouveler son
serment de fidélité au roi d’Angleterre Charles 1er devant
la cour de justice. Cette année est historique pour l’Île de
Ré car elle correspond au débarquement du duc de Buckingham
à Sablanceaux et la résistance hérïque du maréchal de TOIRAS
dans la citadelle de saint Martin.
En 1630 de nombreux Huguenots arrivent en Virginie
sur les recommandations de N.Matiau pour y cultiver la vigne
et le sel et faire l’élevage de vers à soie.
En octobre 1631 il installe avec sa famille à
Yorktown à l’endroit même où 150 ans plus tard, le général
Cornwallis a présenté sa rédition aux forces alliés Franco
Américaine commandées par le George Washington et le général
Lafayette.
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Le 21
février 1632 le gouverneur lui alloue 1300 âcres (1
âcre = 0,4 hectare) à Yorktown. Il est élu à la maison
des bourgeois de KISKYACKE à Yorktown et de l’Île de
Kent.
En 1633 Martiau est nommé commissaire et juge de
paix. Il siège pour la première fois le 12 juillet.
Il exerce cette responsabilité dans sa maison de
Yorktown jusqu’au 25 septembre 1655. |
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Le 28 avril
1635 Nicolas Martiau s’oppose au Gouverneur Sir John
Harvey au sujet de l’Île de Kent. De sa maison il rédige une
lettre de doléance au Roi. Le gouverneur fait arrêté Martiau
qui est emprisonné à Jamestown. ; deux de ses conjurés
Francis Poll et English sont pendus. Une cinquantaine de
miliciens viennent le libérer et font repartir le Gouverneur
sur Londres. Harvey reviendra quelques mois plus tard
accompagné du colonel Read qui deviendra secrétaire de la
colonie et sera plus tard le gendre de Martiau, et sera le
Gouverneur en 1639.
Entre 1636 et 1637, le nom de Nicolas Martiau
n’apparait sur aucun registre ce qui laisse supposer son
retour en Angleterre.
Le 10 avril 1644, le chef indien «révolté
OPECHANCONOUGH est tué par Berkeley et Kemp lors d’un
massacre au Sud de la rivière James où 300 colons virginiens
sont tués.
En 1649 le roi Charles 1er d’Angleterre est décapité
à Whitehall.
Dans le Maryland, le Gouverneur catholique Lord Baltimore
l’égalité religieuse est décrétée et Martiau devient membre
de la maison des Bourgeois de James city.
Le 1er mars 1654 Nicolas Martiau rédige son
testament. : il affranchit ses 2 esclaves noirs Phil et
Nicolas et donne à chacun une vache, 3 barils de grain et un
terrain sur lequel ils pourront construire une maison.
En 1656, Nicolas Matiau est nommé Bourgeois de
Charles City Country, situé pau nord ouest de Willianburg.
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En 1657
Nicolas Martiau décède à Yorktown à l’âge de 66 ans là
où en 1781 son descendant direct de George Washington,
obtiendra la capitulation du général anglais Cornwallis.
Il repose au cimetière « Grace Episcopal Church » |
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Nicolas
Martiau est un personnage exceptionnel qui fait partie du
patrimoine historique et culturel rétais.
Malgré toutes les recherches qui ont été entreprises pour
localiser son village natal n’ont pas abouties. Les
registres des fonds baptismaux ont été malheureusement
détruits. Il y a suffisamment de documents, dont des actes
notariaux retrouvés à Yorktown, pour dire avec certitude que
Nicolas Martiau est bien natif de Ré.
Aujourd’hui, il est du devoir de la communauté des communes
d’entretenir sa mémoire auprès de la population et auprès
des jeunes car sa vie fût exemplaire. Son parcours nous
montre toutes les qualités humaines de cet aventurier hors
du commun.
Il serait opportun d’envisager un jumelage pour créer des
liens d’amitiés entre la jeunesse de Ré et celle de Yorktown
à travers cette fabuleuse histoire.
Pour entretenir sa mémoire, sa vraie place devrait être dans
les jardins du musée de Saint Martin aux côtés de la statue
de son descendant George Washington…
Photos
1 /Inauguration de la statue de George Washington dans les
jardins de Saint Martin le 11 octobre 2007
2/ Discours de Madame la Présidente de la French Heritage
Association
3 /Statue de George Washington offerte par l’Association
américaine «French Heritage»

Remerciements à :
Messieurs
▪ Patrick Casin Président de l’association Nicolas
Martiau
▪ Philippe de Wailly Initiateur du projet et a
participé aux recherches
▪ P.Bougrain Dubourg a contribué aux recherches et au
projet
▪ Robert Béné Ecrivain
▪ Alain Villier Photographe
Mesdames,
▪ Georgine Lafontaie Maire de Saint Martin
▪ De la Tour d’Auvergne Présidente de la « French
Héritage association » .
Aux généreux donateurs qui ont participé à la cérémonie

Buste de Nicolas
MARTIAU,
au pied de la statue
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Le 13 mai
2009
Les enjeux
de l'inscription au Patrimoine mondial
Contrairement
à ce qui s'est parfois dit et écrit, ce ne sont pas les
fortifications de Saint-Martin-de-Ré ou sa citadelle qui ont
été inscrits à l'UNESCO le 7 juillet 2008 sur la liste du
Patrimoine mondial.
Découvrir l'article

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